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Présentation du projet des portraits de financiers d'entreprise, 28 avril 2011

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Soirée HEC Finance d'entreprise du 28 avril 2011, Projet de présentation des "Portraits" par Jack Aschehoug (H. 72)

J'ai donc la charge de vous présenter une synthèse des douze Portraits réalisés à ce jour, dans le cadre de "l'opération Portraits" que mène notre Groupement. C'est une campagne qui vise à illustrer à la fois la variété des expériences et des métiers qui relèvent de la Finance d'entreprise, et la richesse des hommes et des femmes qui peuplent cette fonction. C'est aussi une manière que nous avons trouvée d'illustrer, en autant de prises de vue instantanées, un état des lieux de notre profession. Et c'est enfin une façon de tracer des perspectives pour son avenir.

La méthode employée est celle des interviews individuelles, toutes réalisées avec la même trame de questions, d'une population que nous voulons la plus représentative possible des différents métiers et sous-métiers, classes d'âge et sexe de notre chère Finance : une matrice à trois dimensions, en somme.

Douze Portraits finalisés à ce jour, mais pour parvenir à l'objectif, il nous en faudra sans doute huit à dix fois plus s'il y en a parmi vous qui sont volontaires, ou qui connaissent des volontaires pour se prêter à l'expérience, n'hésitez pas à nous le faire savoir ! Notre objectif est de publier un recueil de l'ensemble avec l'appui de nos sponsors dans les quelques mois qui viennent.

D'ores-et déjà, avec ces douze Portraits, on commence à voir s'esquisser quelques traits saillants.

D'abord, variété des fonctions et secteurs économiques représentés :

cinq directeurs financiers, dont nos deux intervenants de ce soir, que Valérie Nau fera débattre pour vous, couvrant l'automobile (PSA, Audi), la communication (JC Decaux), la sécurité (Delta Plus) et le textile (Chantelle) ;

et puis, trois contrôleurs de gestion, l'un de l'industrie alimentaire (Danone), l'autre, tout jeune diplômé de 2010 et déjà expatrié dans la lointaine Asie, dans les services publics (Véolia Waters, à Hong-Kong), et le troisième, un ingénieur chinois passé par notre belle école, dans l'industrie électrique (Schneider, en Belgique),

une fiscaliste du monde de l'Edition (Editis),

une directrice comptable dans le packaging (OTOR),

deux auditrices internes, l'une dans les médias (France Télévision), l'autre dans le tourisme (Club Méditerranée).

 

Variété des parcours, ensuite :

nos deux intervenants ont débuté dans la Banque, mais l'une n'y a fait qu'un bref passage, quand l'autre y a fait souche pendant treize ans ;

un de nos interviewés a fait toute sa carrière dans l'industrie automobile ;

un autre a commencé par le contrôle de gestion dans les anisés, avant d'exercer ses talents dans les services au nettoiement et de se trouver maintenant DAF d'une entreprise de sécurité ;

notre représentant de la lingerie féminine avait intégré un cabinet d'audit externe avant de rejoindre l'audit interne chez Bull, où il a évolué vers le Contrôle de gestion ;

audit externe également, pour les débuts de notre directrice comptable dans le packaging ; et même chose pour notre auditrice interne de France Télévision, mais avec ensuite une expérience dans un cabinet de recrutement ;

notre fiscaliste est une ancienne trésorière de PME, d'abord du textile, puis de la construction informatique ;

Variété des types d'employeurs, encore : deux émetteurs du CAC 40, une entreprise publique, deux filiales locales de groupes multinationaux, des sociétés cotées à actionnariat familial majoritaire ou non, une société familiale fermée…

 

Et à travers tout çà, quelques constantes :

Beaucoup de travail : pour la plupart, il n'y a pas de journée type, et pour tous la notion d'horaires n'est qu'une chimère ;

Il est indispensable de maîtriser complètement au moins une des techniques de la fonction finance ;

Il est tout aussi indispensable de savoir communiquer, avec sa hiérarchie comme avec ses collaborateurs : à vrai dire, tous les interviewés se présentent presque plus comme des communicants que comme des techniciens ;

Beaucoup de rigueur ;

Et de l'humilité ;

Et au final, un plaisir visible, ou plutôt lisible, à exercer le métier.

… et des visions d'avenir :

La rationalité qu'exige la finance rend celui qui l'exerce apte à accompagner les décisions stratégiques de l'entreprise ;

Encore plus de maîtrise de la communication ;

Une connaissance de plus en plus nécessaire et approfondie des métiers de l'entreprise employeuse ;

De plus en plus de créativité à mettre en œuvre.

 

Pour conclure mon propos et vous mettre l'eau à la bouche, un petit  florilège :

"On choisit un métier pour soi-même et non pour les autres."

"[L'auditeur]…doit faire preuve d'adaptabilité, d'ouverture d'esprit et de diplomatie, s'il souhaite exercer son métier en allant au-delà de la simple logique de contrôle."

"La première erreur est de pêcher par vanité : confondre la fonction et la personne"

"… you need to have a passion for what you do and your company stands for."

"On conserve toujours, malgré tout, un rôle de traducteur."

"On sait qu'on a pris une mauvaise décision quand on est dans le mur, ou que l'on n'est pas content de soi après coup."

"Un élément majeur dans un contexte de midcap est aussi la possibilité d'une coopération étroite avec le CEO."

"Après avoir fait le tour, j'ai choisi de rester en finance."

 

Merci de votre attention, et maintenant, place au débat : Valérie, c'est à vous.

 

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